LES Différences entre camping et parc résidentiel de loisirs 

Date de parution : 31/01/2022

L’hôtellerie de plein air est un secteur en plein essor en France. Malgré l’impact de la crise sanitaire de 2020, le secteur reste très prisé. Plusieurs sources classent la France comme leader de l’hôtellerie de plein-air en Europe. De même, la France se veut deuxième, juste après les Etats Unis, en matière de consommation et de production de produits de camping 1*.

Ces tendances historiques sont confirmées par des statistiques récemment publiées par le site Camping.com, leader européen de la réservation en ligne d’hébergements de plein air. Selon ce bilan, la saison estivale 2021 a connu une nette hausse de réservations 74% de plus qu’en 2020 et 54% de plus qu’en 2019 et ce, malgré les règles sanitaires applicables. Les réservations en basse saison ont également connu une hausse significative estimée à 77% de plus qu’en 2020 et 148% de plus qu’en 2019.

L’année 2022 débute donc avec des projections optimistes en matière d’hôtellerie de plein air, confirmant la tendance désormais établie. Aujourd’hui, il apparaît plus qu’opportun de s’intéresser aux investissements dans un secteur aussi porteur que l’hôtellerie de plein air. Il est à noter que de plus en plus, les campings et Parcs Résidentiels de Loisirs (PRL), principaux acteurs du marché de l’hôtellerie en plein air, visent le haut de gamme. L’offre de service de plus en plus sophistiquée ne fait qu’accroître l’attractivité du secteur. Alors plutôt camping ou PRL ?

Le camping : définition, réglementation, législation

Le terme courant « camping » fait en réalité référence à deux types de terrains : soit les terrains aménagés soit les terrains dits « aires naturelles ».

Lorsqu’il s’agit d’un terrain aménagé, le camping est destiné à accueillir des habitations particulières telles que des tentes, caravanes, mobil-homes ou habitations légères de loisir. Il existe ici deux possibilités : le terrain peut être aménagé et proposer des emplacements nus, ou être équipé d’un ou plusieurs types d’habitations susmentionnées. Dans l’un ou l’autre cas, le camping doit proposer des aménagements communs et disposer d’un règlement intérieur conforme au modèle établi par les autorités compétentes.

On parle de terrain de camping aménagé lorsque le terrain peut accueillir plus de 6 emplacements, ou plus de 20 campeurs. Son exploitation peut être permanente ou saisonnière et s’adresser à une clientèle passagère. En effet, il est interdit d’élire domicile dans un camping.
En fonction du confort des équipements et des aménagements qu’ils proposent, les campings peuvent être classés en cinq catégories. Chaque catégorie est désignée par un nombre d’étoiles croissant ; celle avec le plus grand nombre d’étoiles étant la plus haute en gamme. Plus généralement, les terrains aménagés, dits campings, peuvent être classés en 2 catégories :

  • Les terrains de camping avec la mention « tourisme », lorsque plus de la moitié du nombre des emplacements, dénommés emplacements « tourisme », est destinée à la location à la nuitée, à la semaine ou au mois pour une clientèle de passage;
  • Les terrains de camping avec la mention « loisirs », lorsque plus de la moitié du nombre des emplacements dénommés emplacements « loisirs” est destinée à la location supérieure au mois par une clientèle qui n’y élit pas domicile.

Il arrive parfois que le nombre d’espaces aménagés sur le terrain augmente ou diminue. Dans ces cas, l’exploitant est soumis à une obligation de déclarer toute augmentation de plus de 10% et demander un nouveau classement auprès de l’autorité administrative compétente.

Pour ce qui est des terrains de camping de la catégorie « aire naturelle », qui doivent également disposer d’un règlement intérieur conforme, il n’est possible d’y implanter que des tentes, caravanes et autocaravanes. Il est formellement proscrit d’y installer des habitations légères de loisirs ou des mobil-homes. Par ailleurs, ce type de terrain ne peut être exploité que pour une période maximale de six mois par an et les hébergements ne doivent ni être individuellement desservis en eau ni raccordés au système d’assainissement. En conséquence, l’exploitation d’une aire naturelle nécessite l’obtention d’un permis d’aménager, car ces terrains sont soumis à la réglementation du droit des sols.

Le Parc Résidentiel de Loisirs : définition, réglementation, législation

Communément appelé PRL, le Parc Résidentiel de Loisirs est un domaine composé de terrains aménagés. Il a vocation à accueillir des habitations légères de loisirs (HLL), des mobil-homes et des caravanes. Dans ce type d’espace, on ne trouve que rarement des espaces dédiés à l’implantation de tentes. Les HLL font référence à des constructions « démontables ou transportables, destinées à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs« 
Les Parc Résidentiel de Loisirs peuvent être classés en deux catégories :

  • Les PRL à cession de parcelles : dans lesquels les investisseurs ont la possibilité d’acquérir les parcelles vendues, tel que cela se fait pour un lotissement traditionnel;
  • Les PRL à location de parcelles : dans ce modèle d’exploitation, les parcelles sont exploitées sous le régime hôtelier. Ici, l’investisseur devient propriétaire de l’habitation et non de la parcelle. Ce modèle d’exploitation est soumis à certaines conditions. Tout d’abord, l’exploitation ne peut être assurée que par une seule personne physique ou morale et, ledit exploitant doit avoir la propriété ou la jouissance du terrain.

L’aménagement des PRL doit respecter certaines règles; notamment en termes de superficie de parcelles (200 m2 minimum) et de superficie prévue pour les espaces communs ( au moins 20% de la surface totale du terrain).
Lorsqu’ils sont établis, les PRL appartiennent à la catégorie des installations touristiques. De ce fait, leur clientèle ne peut y élire domicile. Les habitations implantées dans ces espaces sont le plus souvent utilisées comme résidence secondaire par les propriétaires qui peuvent choisir de les louer en leur absence.

Les PRL sont soumis à des règles similaires à celles applicables aux copropriétés. Ils possèdent un règlement intérieur applicable à tous les résidents, propriétaires ou locataires, des espaces communs appartenant à l’exploitant et des espaces privatifs appartenant aux propriétaires.

Des développements précédents il se dessine des différences entre le camping et le PRL. Quelles sont-elles?

Les différences

Bien que le camping et le PRL aient pour objectif commun de proposer des modes d’hébergements alternatifs, ils existe des différences pratiques dans la mise en œuvre :

  • La première différence notoire porte sur le type d’hébergement. En effet, tandis que le camping peut proposer des parcelles nues pour implantation de tentes, mobil-home et caravanes ou en proposer directement, un PRL lui, propose rarement des parcelles nues. Traditionnellement, les PRL proposent des Habitations Légères de Loisirs (type chalets);
  • En second lieu, tandis qu’on retrouve des parcelles de 100 m² et 160 m² en moyenne dans les campings, les PRL proposent obligatoirement des parcelles d’une superficie de 200 m2 minimum;
  • Une autre différence tient en l’aménagement des espaces. En effet, le Parc Résidentiel de Loisirs doit réserver à minima 20% de la surface totale du terrain pour les espaces communs, aires de jeux etc. obligation à laquelle ne sont pas soumis les campings;
  • Quant aux conditions d’aménagement et d’exploitation, l’aménagement d’un Parc Résidentiel de Loisirs est soumis à l’obtention d’un permis d’aménager relatif à l’implantation des Habitations légères de Loisirs (HLL). De plus, non seulement l’exploitation ne peut être assurée que par une seule personne physique ou morale mais, ledit exploitant doit avoir la propriété ou la jouissance du terrain
  • Par ailleurs, les installations et aménagements dans un PRL doivent respecter les normes d’urbanisme en termes d’insertion paysagère. Les caractéristiques sont communiquées par l’autorité compétente.
  • Quant au droit de propriété, c’est encore là une différence entre camping et PRL. En effet, il est possible de devenir propriétaire de la parcelle sur laquelle est implantée le bien; mais cela ne s’applique qu’aux PRL;
  • Enfin, tandis qu’un camping n’est exploité qu’une partie de l’année (en moyenne entre 6 à 9 mois par an), le PRL est accessible 365 jours par an pour les propriétaires et les locataires.

Il demeure alors la question de savoir quelle serait l’option la plus intéressante d’un point de vue investissement. Le choix de la rédaction, se porte sur le PRL pour les raisons suivantes :

  • Le PRL offre plus d’intimité aux résidents avec des parcelles plus grandes et individualisées contrairement aux campings;
  • Le PRL offre la possibilité de devenir propriétaire de la parcelle sur laquelle est implantée le bien. Permettant ainsi d’augmenter son patrimoine et de disposer d’une résidence nature à moindre coût.
  • Le PRL offre des prestations haut de gamme en terme d’espaces verts, services para hôteliers, divertissements, espaces de détente et restauration etc..
  • Dans un Parc Résidentiel de Loisirs, il est possible de jouir de son bien à n’importe quelle période de l’année et de le proposer à la location lorsqu’il n’est pas occupé. Le tout entièrement géré par l’exploitation.

le PRL île aux pins concentre tous les atouts pour proposer des chalets de qualité et entièrement aménagés. Situé à seulement 1h15 de Paris, il promet un dépaysement total plongé dans un domaine forestier de 38 hectares. Des aménagements, services et installations prémium viennent compléter une offre riche constituée de chalets en matériaux, innovants, de nombreuses activités, d’un espace restauration et détentes.

L’occasion est donnée de découvrir des paysages originaux nichés au cœur de la nature et d’acquérir le bien idéal.

1* https://www.creditcamp.fr/actualite_lhotellerie-de-plein-air-pret-a-demarrer-sa-saison-2020–_35.html